Mardi 15 janvier 2019, cinq classes de 3e se sont rendues au GENTIEG pour assister à la pièce de théâtre : NOIR SUR BLANC

Une histoire d’amour familiale singulière et poignante,vue à travers les yeux du petit-fils, racontée avec délicatesse grâce à l’échange complice entre le texte, la musique et le chant.

Les enseignants ont tous beaucoup apprécié le récit, porté par le jeu d’Emmanuel et les très belles idées de mise en scène.

"La très belle musique qui allège, étouffe ou dramatise le mystère selon les moments, n’a rien de gratuit. Les éclairages non plus ! " C. Otero

"La mise en scène permet d’aborder un moment difficile de l’histoire sans heurter la sensibilité des adolescents. Chaque élément prend sens comme un puzzle qu’on construirait et l’évocation des camps avec peu de moyens (kaplas, fumée, corps décharné) produit beaucoup d’effets !" C. Guegan

la majorité des élèves a compris et apprécié la pièce. Le petit-fils parlant de ses grand-parents a facilité l’identification. Même si certains faits ont pu leur échapper comme le suicide des grand-parents, ou bien si la musique a pu leur paraître décalée dans son univers évoquant l’Afrique, le monde arabe…

De retour en cours les élèves ont pu exprimer leurs émotions, leurs questionnements… Le contexte historique du récit à été évoqué notamment la question du suicide des survivants des camps de concentration qui est une réalité historique.

Cependant, Mme Otéro, relève une entorse du récit face à la réalité historique sur la questions des noirs ou métis enfermés dans des camps de concentration :

"Le décret donnant l’ordre d’éliminer les Noirs en Europe n’a, d’après mes vérifications, jamais existé. Dans un le Monde diplomatique par exemple, on trouve un article d’un historien universitaire, Lionel Richard : « Quant aux Noirs ou métis enfermés dans des camps de concentration, jusqu’en 1945, ils le seront en tant que militants communistes ou pour faits de résistance. La couleur de leur peau n’a pas été la cause déterminante de leur déportation, même si elle leur valut d’horribles traitements, comme le montre Bilé. Jamais les nazis ne préconisèrent l’élimination méthodique de Noirs : ils devaient, après leur « victoire finale » du IIIe Reich, former la « race d’esclaves » qui serait exploitée par les « Aryens »"

NOIR SUR BLANC

"Au commencement, il y a le texte. Puissant, fort et poétique. Cette histoire d’amour familial vue à travers les yeux de ce petit-fils nous touche profondément et nous renvoie à nos propres histoires. Mais rapidement, le spectateur sent bien que quelque chose de sous-jacent ne lui est pas expliqué, qu’il se trame autre chose « alors que le courant d’air glacé de l’histoire [pénètre] par tous les pores de [sa] peau ». Sur scène, un plateau de bois, noir, offre un terrain de jeu à l’enfant et au comédien qui l’incarne : celui-ci va illustrer son récit avec des tasseaux de bois, construisant tantôt une tour, tantôt des routes ou des rails. Ainsi, presque sans s’en apercevoir, le spectateur va assister à la construction lente mais inéluctable, d’un moment déroutant : une histoire d’amour qui s’ancre à une autre, pleine de barbarie. A côté de ce plateau, un musicien va nous guider, nous envelopper de sa douce musique et de sa voix aérienne pour éviter que la pesanteur ne nous fasse tomber. Dans un échange complice entre la musique et le texte, entre le comédien et le chanteur, le spectateur vivra un moment d’exception : le combat de l’Amour contre la noirceur de l’âme. Une expérience unique qui vous marquera."

Par La Cie ANAYA

Noir sur blanc. Ecriture : Nathalie M’DELA MOUNIER // Mise en scène : Claudine MERCERON // Musicien : Camille SAGLIO // Comédien : Emmanuel LAMBERT // Création lumières : Pierre CRASNIER

Voir en ligne : Site de la compagnie ANAYA

noir sur blanc affiche